Collège Weiler
2, rue Raymond Paumier 91230 MONTGERON. Tél : 01.60.48.77.65
Site de l'académie de Versailles

Accueil > Disciplines > ARTS PLASTIQUES > L’art est un défi ! > Réponse défi n°5

Réponse défi n°5

L’impressionnisme est un mouvement en peinture qui apparaît à Paris en 1877. Ce mouvement se répandra dans toute l’Europe ainsi qu’aux États-Unis et en Russie (même si Paris restera la ville où s’est concentré le plus grand nombres de peintres impressionnistes).

Vous avez dit impressionnistes ? Mais quel drôle de nom !

Le nom étrange de ce mouvement vient à l’origine du jugement négatif d’un critique d’art ( les critiques d’art sont les journalistes qui écrivent des articles sur les œuvres et expositions d’art) qui visitait une exposition présentant des tableaux de Claude Monet (on a vu certains des ses tableau en 5e).
L’un des tableaux de Monet avait pour titre Impression, soleil levant.
Claude Monet, Impression soleil levant, 1872, peinture à l'huile, Musée d'Orsay, Paris.
Claude Monet, Impression soleil levant, 1872, peinture à l’huile, Musée d’Orsay, Paris. Voici la peinture qui est à l’origine de l’appelation du mouvement.

Pour se moquer du tableau qu’il n’aimait vraiment pas, le critique d’art intitule sont article de journal : « L’exposition des impressionnistes ».
Mais l’objectif moqueur du mot ’’impressionniste’’ n’aura pas l’effet attendu, bien au contraire...

Pleins d’auto-dérision et de malice, Monet et ses autres amis peintres décident de s’approprier ce mot, qui au départ devait être une insulte à leurs peintures, pour en faire leur nom !

Le mouvement impressionniste en peinture est né !

Pas mal comme façon de réagir et de répondre à une provocation ?!

Une façon de représenter le monde révolutionnaire !

Si le critique d’art était si agressif avec ces peintures c’est qu’elle représentaient à elles toutes seules une vrai révolution dans le monde de l’art.

En effet elles présentent une nouvelle approche de la couleur et de la lumière en peinture.

Vous le savez, depuis très longtemps les artistes ont tenté de représenter la réalité de façon la plus fidèle possible à ce qu’ils voyaient (imitation des matières, perspective...). Mais en 1939 est inventé la photographie, et cela va tout changer !

Les peintres comme Claude Monet n’ont donc plus besoin d’essayer de produire des images ressemblant le plus possible à la réalité puisque la photographie le faisait très bien.
Ils se sont donc libérés des règles habituelles de la peinture pour travailler davantage sur le rendu des impressions, des sensation et de la lumière grâce à la peinture.

Leur tableau n’était plus fidèle aux règles de bon goût établies en peinture, ni à ce que l’on voit de la réalité, mais cela correspondait à ce qu’il percevait, ressentait de cette réalité.

L’impressionnisme était donc fidèle non pas à une vision de la réalité mais à leur perception, aux sentiments qu’il éprouvaient face à ce qu’il peignaient (ce que la photographie ne permettait pas de rendre).

Et cela, les critiques d’art de l’époque ne pouvait pas l’accepter car cela remettait en question toutes les normes du « beau » établies jusqu’alors.

Voici quelques exemples de peintures impressionnistes et des explications pour vous permettre de comprendre qu’est-ce que ce mouvement a permis d’apporter à la peinture et comment il a évolué au fur et à mesure du temps :

Claude Monet, Les Trois Cathédrales de Rouen, 1882-1893.
Claude Monet, Les Trois Cathédrales de Rouen, 1882-1893.
Œuvre vue en classe de 5e.

Claude Monet, Essai de figure en plein air, Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche, peinture à l'huile, 1886, Musée d'Orsay, Paris
Selon l’heure du jour, la saison ou le temps qu’il fait, un même paysage connaît de sensibles variations. Pour fixer sur la toile les rapides sensations visuelles qui se modifient à chaque instant, ces jeunes peintres vont devoir renouveler leur méthode de travail, trouver une technique pour traduire avec sincérité ce qui s’offre à leurs yeux.

J-F Millet, Le Printemps, peinture à l'huile, 1873, mussée du Louvre
A partir de 1822 des solutions pour donner la possibilité aux peintres de sortir de l’atelier commencent à apparraître (le tube de peinture est inventé un peu plus tard en 1844).
Dès les années 1830, des artistes ouvrent la porte de leur atelier pour s’en aller peindre à l’extérieur

Claude Monet, Les Coquelicots, peinture à l'huile, 1873, musée d'Orsay, Paris
Les conditions du travail en plein air déterminent une technique particulière. Il s’agit de peindre vite, avec un matériel aisément transportable – et donc réduit. La palette des couleurs employées par les impressionnistes est limitée, et l’application de ces couleurs sur la toile est relativement grossière.

Eddgar Degas, Musiciens à l'orchestre, peinture à l'huile, 1871 Francfort
Ces scènes mouvementées et joyeuses nécessitent une touche légère, rapide, pour être fixées sur la toile. La composition se réduit souvent à un équilibre entre de grandes masses juxtaposées, qui ne sont pas fondues.

La surface du tableau, de près, apparaît chaotique, mais elle trouve son harmonie à distance, donnant l’illusion d’une vue instantanée, d’un motif entrevu. Le traitement se fait flou sur les lointains ; les plans successifs s’étagent et se fondent par des passages lumineux.


| Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page | SPIP | ScolaSPIP
Collège Weiler (académie de Versailles)
Directeur de publication : Monsieur MBENGUE